Une entrée thématique
Le goût des mots.
Comptines, poèmes, jeux de mots et calembours : le plaisir d'une langue qui s'amuse.
Avant de vouloir dire, les mots veulent jouer. Comptines, virelangues, calligrammes, haïkus : la langue de l'enfance est d'abord une matière sonore, un terrain de jeu où le rythme, la rime et l'image comptent autant que le sens. Goûter les mots, c'est découvrir qu'ils ont une saveur, un poids, une musique et que la poésie commence là, dans le plaisir d'une langue qui s'amuse.
Cette thématique rassemble les textes du site consacrés à la poésie et au jeu du langage, de la comptine au poème. Trois manières d'y entrer : une Traverse pour un regard ciblé, une Station pour une œuvre lue de près, un Parcours pour prendre du champ.

Jojo le manchot papou, de Julia Donaldson
Un récit d'aventures en rimes, où la traduction d'Emmanuel Gros tombe juste sans forcer la syntaxe. Fait pour la voix haute.

La Nuit du visiteur, de Benoît Jacques
Mère-Grand répond de travers, chaque réplique appelle une rime et les caractères grossissent avec la colère du loup.

Le hollandais sans peine, de Marie-Aude Murail
« Chprouout » pour fleur, « trabeun » pour arbre : un lexique inventé de toutes pièces, qui finit par fonctionner.

À la vie, à la…, de Marie-Sabine Roger
Rongevrilles, bobochagrins, Toubibiatres : une langue inventée de bout en bout pour dire ce qui n'a pas de nom.

Les trois ours, de Paul Galdone
Le conte de Boucles d'Or et sa mécanique de reprises, transformée en jeu graphique par Paul Galdone.

Histoires comme ça : répondre aux pourquoi sans les fermer
Kipling fait de l'explication une parole adressée à « Mieux Aimée » : le récit d'origine devient un jeu de voix.

Madlenka, de Peter Sís
Au fil des rencontres, le prénom de Madlenka voyage de langue en langue : Madeleine, Maddalena, Magda…

Qui dort encore ?, d'Amélie Carpentier
Une panthère réveille les animaux de page en page : un récit à cadence pour les tout-petits.

Tomek, de Jean-Claude Mourlevat
Chez les Parfumeurs, on ne réveille les dormeurs qu'en lisant, jusqu'à trouver leurs « Mots qui Réveillent ».

Un ours nommé Paddington, de Michael Bond
Un petit ours péruvien débarque à Londres et prend les mots au pied de la lettre.

Dans sa maison, un grand cerf, de Jutta Bauer
Une comptine où les animaux se réfugient chez le cerf, jusqu'à ce que le chasseur lui-même demande à entrer.



Babel : quand les humains ne se comprennent plus
Cinq ouvrages déplacent le vieux mythe : de la tour à l'exil, faut-il vraiment parler tous pareil pour se comprendre ?

Bonsoir lune, de Margaret Wise Brown
Nommer, puis dire bonne nuit : la répétition devient le mouvement même de la lecture, jusqu'au sommeil.

La Moufle, de Jim Aylesworth
Un récit en randonnée qui se reprend en chœur : formules répétées, sons étirés et une moufle qui enfle jusqu'à craquer.

Le Son du Silence, de Katrina Goldsaito
Dans un Tokyo qui bruisse de toutes parts, un enfant cherche le silence dont lui a parlé une musicienne. Un album sur l'écoute, porté par une traduction qui joue des sons.

À pas de velours, choisi par Yves Prual
Un livre-CD de vingt-huit berceuses et chansons du soir. La voix qui rassure n'efface pas la part trouble de la nuit, du Grand Lustucru au « crablan ». Une douceur jamais sucrée, à dire et à chanter dès la naissance.

En sortant de l'école, de Jacques Prévert
Un poème qui roule comme un train et emporte les enfants tout autour de la terre : une langue simple, faite pour la voix, et une belle entrée dans l'album-poème.

La souris de M. Grimaud, de Frank et Devin Asch
Un chat s'attable devant une souris vivante, mais la proie se met à parler avec une politesse parfaite et retourne le rapport de force. Une comédie grinçante et maligne.

Les plus beaux poèmes d'hier et d'aujourd'hui, choisis par Jacques Charpentreau
Le florilège de Fleurs d'encre : de La Fontaine à Prévert, une anthologie généreuse qui mêle comptines et grands textes pour entrer en poésie par fragments.

Un petit bouquet de poèmes, choisis par Jacques Charpentreau
Cinquante poèmes courts, du jour à la nuit et du jeu au rêve : une anthologie discrète, idéale pour une première entrée en poésie.

Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll
Derrière le lapin pressé et le Chat du Cheshire, un récit de nonsense où la taille du corps, le sens des mots et les règles du jeu ne cessent de vaciller.

Le monstre poilu, de Henriette Bichonnier
Face à un monstre qui veut la dévorer, la petite Lucile gagne par les mots : un conte de Bichonnier et Pef où la repartie fait exploser la peur.