Couverture du Trésor des O'Brien, de Michael Morpurgo, illustré par William Geldart (Gallimard Jeunesse, Folio Junior).
© Gallimard Jeunesse.
Titre Le trésor des O'Brien
Titre original Twist of Gold
Auteur Michael Morpurgo
Traduction Noël Chassériau (de l'anglais)
Illustrations William Geldart
Édition originale Kaye & Ward, Londres, 1983
Première édition française Gallimard Jeunesse, coll. « Folio Junior », 1999, dans la traduction de Noël Chassériau
Genre roman d'aventures historique
Âge indicatif dès 10 ans
Thèmes Grande Famine, émigration, famille, transmission, entraide

Partir pour survivre.

Irlande, 1847. Sean O'Brien a quatorze ans, sa sœur Annie va en avoir onze. Deux de leurs frères et leur sœur sont morts. Leur mère s'affaiblit à son tour. Leur père Patrick est parti depuis près de deux ans. Sa dernière lettre venait de Boston : il comptait poursuivre vers la « Vallée Verte », en Californie, pour y bâtir une maison.

Will, sergent de dragons de l'armée britannique, change leur destin. Révolté par ce qu'il a vu et fait en Irlande, il nourrit les enfants puis paie leur traversée. Leur mère, trop malade pour partir, leur confie le torque que, selon l'histoire familiale, les O'Brien possèdent depuis plus de mille ans. Pour elle, c'est l'âme du clan.

De l'Irlande à l'Ouest américain.

À bord du Pélican, le capitaine Murray s'empare du torque et relègue les enfants dans l'entrepont. Ils y rencontrent Crincrin Donnelly qui apprend le violon à Sean et la danse à Annie. La dysenterie gagne le navire, puis une tempête le jette sur les rochers. Sean et Annie atteignent seuls la côte américaine. M. Blundell a toutefois récupéré le torque et l'a caché dans le violon de Crincrin.

Boston dissipe vite le rêve d'une Amérique d'abondance : la ville déborde de réfugiés irlandais et de misère. Sean joue du violon, Annie danse : tous deux gagnent ainsi quelque argent. Recueillis à la Maison Rouge par Mlle Henry et Mlle Martha, ils pourraient y rester. Leur père demeure introuvable. Ils reprennent donc la route.

Petit Luke les conduit jusqu'à Wheeling où le colonel Paul Whitman les prend sous sa protection. Avec lui, ils gagnent Saint-Louis, puis rejoignent un convoi vers la Californie. Une mutinerie les abandonne dans le désert. Handicapé par une vieille blessure, le colonel part seul en leur laissant toute l'eau. Sean et Annie continuent à pied jusqu'à ce que Seamus Finn, un trappeur irlandais, les recueille et les conduise à la Vallée Verte.

Le fil d'or.

Michael Morpurgo aime les coups du sort : les secours arrivent parfois au moment où tout semblait perdu. Le roman tient surtout par ce que chaque rencontre transmet aux enfants. Crincrin leur laisse sa musique, d'autres leur offrent un abri, un savoir ou un bout de chemin. Le torque rassemble cette continuité. Pour ceux qui le convoitent, c'est de l'or. Pour Sean et Annie, il garde la mémoire des O'Brien. Quant aux pouvoirs qu'on lui prête, le récit ne les confirme jamais tout à fait.

William Geldart accompagne le parcours de dessins en noir et blanc, souvent placés à l'ouverture des chapitres : personnages, navires et paysages jalonnent ainsi le voyage.

Au bout du chemin, Sean et Annie retrouvent Patrick. Leur mère aussi est là : leur père était retourné en Irlande après leur départ et l'avait ramenée en Californie. La préface avait pourtant donné la véritable fin bien avant eux. Devenue vieille, la fille de Sean raconte encore l'épopée à ses petits-enfants, le torque autour du cou.

© Gallimard Jeunesse · Michael Morpurgo · William Geldart.